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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /2009 15:57
On est kilotueuse ou on l'est pas.
Vu que je suis en période "in", je fais pas les choses à moitié.
Les repas équilibrés sont revenus remplir mon gosier et ma cuisine est redevenue un lieu enchanté.
La semaine dernière, j'en parlais avec mon amie Sirkis et je lui disais que je me sentais sacrément bien en ce moment mais ...
Parce qu'il y a toujours un mais. On n'est jamais satisfait à 100%.
C'est typiquement féminin. Ou Corinnien, je ne sais pas.

C
e qui me manque terriblement, c'est de prendre l'air, de voir du vert mais également de gambader et de bouger mon popotin ailleurs que sur le chemin du travail, du supermarché, de la banque et du cinéma. J'ai besoin de spoooooort. Même le sport le plus bête. Juste de bouger ce corps qui est de plus en plus frustré de mois en mois, de me dépenser. Parce qu'il le réclame, mais évidemment, aussi pour aider à retrouver une hygiène de vie équilibrée et donc forcément à maigrir.

Il se trouve que depuis l'an dernier, je n'ai toujours pas gagné au loto, ce qui est finalement logique puisque je n'ai pas pensé à y jouer, et je n'ai toujours pas les moyens de me payer des cours de danse africaine comme je le voulais, ni d'heures en salle de sport et encore moins un VTT que je donnerais ma Lyia pour en avoir un tellement j'en rêve. M'enfin, un VTT à Paris, tu me diras, à quoi bien que ça va pouvoir te servir ma pov' Lucette?

Alors quand on parle avec Sirkis, en général, c'est assez constructif. Et là, on a pas dérogé à la règle.
On a décidé qu'on allait fuir Paname le dimanche suivant et qu'on irait laisser quelques traces de nos pas à la campagne. Marcher pour respirer autre chose que les pots d'échappement et dérouiller nos gambettes.

En plus pour mon anniv', j'avais eu de la part de mes collègues un bouquin qui répertorie les plus belles balades à faire à moins de 30 minutes de Paris. Alors il n'y a plus eu qu'à choisir.
On est tombées d'accord sur une randonnée de 15 kilomètres au départ de Jouy en Josas, qui emmène jusqu'à Bièvre. Bon, j'avoue, pour moi c'était carrément l'aventure, vu que je n'avais jamais mis un pied en dessous de Malakoff, qui elle-même est collée à Paris. Comme une impression de partir en vacances. En joie, quoi.

M
'enfin, 15 bornes quand même.
Faudrait pas s'emballer non plus.
Dis-moi Coco, es-tu certaine de pouvoir marcher pendant quinze kilomètres? C'est pas non plus comme si tu pesais 50 kilos, que tu faisais du sport toutes les semaines et que t'étais échauffée pour ça.
Ca, c'est ce que je me suis demandé à moi-même. Et voilà ce que je me suis répondu.
Souviens-toi de tes 5-13 ans, des vacances l'été dans les Alpes, quand toute la famille partait en randonnée à 7h du mat' et qu'on rentrait à la nuit tombée. Que le but ultime était de rejoindre le sommet de la montagne et de faire chemin inverse, ce pour quoi tu n'as jamais trouvé d'intérêt.  Qu'à peine au bout d'une heure de marche, tu râlais "Bon c'est quand qu'on arrive?". Mais souviens-toi aussi des parties de cache-cache avec tes soeurs derrière les arbres le long du chemin. Souviens-toi aussi de ton bâton de marche, gravé de tes initiales, dont tu étais sacrément fière. Et des barrages de pierres que vous construisiez dans les cascades pendant la pause pique-nique, tu t'en souviens? Et des paniers de fraises de bois que vous rameniez au chalet le soir? Et des chansons joyeuses que vous entonniez pendant des heures à en rendre la nature sourde, souviens-t'en. Tu les aimais, ces moments-là, hein. Et tu ne te rendais même pas compte que tu marchais ...
Comme quand tu étais aux Guides de France et que tu partais en raid à travers la montagne avec cinq ou six copines pendant deux jours, tentes et tapis de sol sur le dos, gamelle accrochée au sac, avec seulement une centaine de francs pour tout le monde, un couteau suisse, une carte et une boussole. C'était pas la vraie vie ça, la liberté?

Franchement, pour revivre ça, en fait, je donnerais tout. Même mon dernier souffle d'énergie.
Tant pis pour le manque de certitude, qui vivra verra.

C'est ainsi que Sirkis et moi nous sommes donné rendez-vous à la gare Montparnasse à 10h30 du matin, le dimanche suivant.
Et que comme on est des parisiennes fatiguées, on a décalé à 11h30.
Pour finalement arriver à se retrouver à 12h30.

Bah oui, parce que la randonneuse organisée prépare tout ce dont elle a besoin pour vivre quelques heures dans la nature. Notamment quand elle est kilotueuse.
T'as bien compris qu'on parlait de manger. Randonnée ou pas randonnée, la kilotueuse fait trois repas par jour.
Et comme elle s'est couchée tard la veille, elle s'active le matin du jour J. Et préparer un repas qui soit équilibré, transportable, et qui reste frais jusqu'à je ne sais quelle heure sans frigo, ça prend du temps. Mais c'est faisable.





Puis il a fallu trouver la tenue adéquate.
Là, j'aime autant dire, vu que je vais évidemment randonner tous les dimanches et que j'ai tout l'équipement dernier cri pour, c'est mission impossible.
J'ai bien un pantalon de survêtement, mais je risque d'avoir chaud. Allez, te prends pas le chou ma cocotte, mets un leggin et tout ira bien. Puis passe une robe tunique, histoire de pas ressembler à une touriste démodée. Bref, sois simple mais féminine.
Mais voici venu le moment des chaussures.
Je serais même tentée de dire, la grande épreuve du "trouve tes pompes dans un bordel monstre sans même savoir si tu as des chaussures pour aller marcher".
Parce que bon, au risque de dévoiler une petite partie honteuse de mon intimité, voilà à quoi ressemble la belle organisation de mon placard à godasses.




Me demande pas pourquoi y a un déo, une invitation à une avant-première, une peluche et une boite d'appareil photo dedans, moi-même je n'en sais rien.
M'enfin, va chercher une paire de chaussures en particulier là-dedans ...
Cinq minutes, il m'a fallu.

Et aussi incroyable que ça paraisse, sur quoi que je tombe? Des baskets ! Que je dois avoir depuis cinq ou six ans et que j'ai oubliées depuis à peu prés autant de temps.
Ravie, je les essaie et là ... c'est le drame.
Souvenez-vous que j'avais raconté que je ne rentrais plus (enfin, que je rentrais deux fois) dans mes vieilles chaussures. Puisque quand on maigrit, on maigrit aussi des pieds. Donc baskets beaucoup trop grandes, même en les nouant, rien à faire.
Et les converses roses à fleurs, on va éviter. Même à la campagne, on tient à son image (retenez bien cette pensée de 11h du matin).
J'ai donc du m'en remettre à mes espèces de ballerines en tissu (j'ignore totalement le nom de ce genre de chaussures, après la photo de tout en bas, quelqu'un pourra peut-être m'éclairer). Pas franchement l'idée du siècle, mais toujours mieux que les talons. Si j'ai mal aux pattes, je prends une paire de chaussettes que j'enfilerai le moment venu. Mais faut savoir que la Coco a tendance à trouer toutes ses chaussettes, et qu'en arrivant à l'été, elle n'en a plus une seule de potable. Ou si, une seule. Et cette année, elle est violette.
Avec une robe rouge, des chaussures marrons, une figure toute blanche, je te raconte pas la dégaine.
A partir de ce moment-là, on a pas d'autre choix que de se foutre totalement du style qu'on va avoir le reste de la journée, parce que plus catastrophique, tu peux pas.
Alors pour parfaire le tout, on ressort le sac à dos bariolé qui date du lycée et qui n'a pas servi depuis presque autant de temps, on vérifie que l'appareil photo est chargé, on ferme la porte à clefs et la journée peut enfin commencer !



  

Une petite demi-heure de train ma foi bien confortable plus tard, nous voilà arrivées dans un département inconnu pour ma part. A peine un pied à terre, je commence à m'extasier devant le paysage, comme si je n'avais pas vu un arbre depuis des siècles. Et ça fait bien marrer Sirkis qui ne se doute pas encore un instant qu'elle va avoir une gamine de douze ans avec elle toute la journée.





Mais avant toute chose, faut savoir quel temps il faisait en Ile de France ce dimanche-là.
Pluies éparses.
Même pas peur.

Sauf que l'eau, ça mouille. Sutout quand t'as pas de parapluie.
Alors en attendant une petite accalmie, passage obligé au bistrot du village.
Au premier rayon de soleil sec, let's go.
M'enfin, on a juste deux ou trois heures de retard sur le timing prévu.

Le bouquin qui nous sert de guide est vachement bien expliqué. Sauf que nous, on a vachement pas le sens de l'orientation. On a décidé de faire la randonnée n°15 qui débute page 91. Y écrit que le début de cette dernière est le même que celui de la randonnée n°1 page 7. Donc on suit ce début là.
Et là, faut le voir pour le croire, au bout de 150 mètres, on se plante déjà de chemin et on est obligées de demander notre route à une dame du coin. Ca commence bien notre histoire.
Faut dire aussi, que le guide, il explique bien, mais on avait pas pensé à prendre le petit Larousse avec nous. Parce que bon, quand il nous dit "un sentier longeant un bief étroit et rectiligne", ou "débouche, après une chicane de bois, sur ..." mais encore "escalader un petit raidillon", y a moyen de pas être sûres de notre coup. On avait pas pensé que pour randonner, il fallait avoir fait une maitrise de lettres.

Pas plus tard que cinq cent mètres plus loin, alors qu'on est super fières d'avoir trouvé l'église indiquée sur le bouquin, on se rend compte qu'on est pas revenues sur la randonnée n°15 ... mais restées sur la n°1. Et ça fait chier de faire demi-tour.
Donc on ira pas à Bièvre. On est censées arriver à Saint Quentin en Yvelines, du coup. Bah ma foi, allons-y.



Et là, c'est le début du bonheur. Du vert, du vert, du vert, les coin-coin des canards, l'odeur de l'herbe fraiche, les crottins des chevaux, des vaches ... punaise, des vaches ! Et on est à 30 minutes de Paris, non mais tu te rends compte Sirkis, y a des vaches à côté de Paname ! Ohhhh regarde un bouton d'or, si tu le mets devant ton visage et que ça te fait un reflet, ça veut dire que t'as mangé du beurre. Tiens, regarde cette plante là, je te la lance sur ton pull, et le nombre d'épis qui vont rester dessus, ça dira combien d'enfants tu auras. Purée, y a des noisettiers, c'est dingue. Oh et t'as vu tous les fraisiers là. Tiens, c'est pas des asperges sauvages ça? Viens on s'arrête devant la vache et on lui chante une chanson -paillarde (La vache, la vache, quelle pu** cette vache, la vache elle est barjot, moi je connais une vache qui drague tous les taureaux !). T'entends là, c'est un coucou non? Rho c'est dommage c'est pas la bonne saison mais on aurait pu ramasser les chataignes. C'est fou hein, on dirait qu'on est en vacances.
Bref, le bonheur, à l'état pur.
J'ai douze ans.

Hummm Sirkis fut ravie d'apprendre qu'elle aurait 14 enfants
















Il est pas loin de 16h00, faudrait peut-être penser à grailler un coup.
C'est ainsi que nous nous retrouvons au milieu d'une petite forêt en hauteur, assises sur des troncs recouverts de mousse, pour déguster notre pique-nique, le derrière trempé. Malgré tout, dame météo a daigné calmer sa joie et nous laisser un peu d'air sec depuis une petite heure. Pourvu que ça dure.
De papotage en radis croqués, v'là t'y pas qu'on commence à entendre des bruits bizarres. Des cris, même, je dirais. D'animal? D'humain? On veut même pas savoir. On remballe le paquetage et on fait demi-tour, Sirkis je sais pas, mais moi super flippée. On redescend la colline boueuse (trop pratique avec mes ballerines en tissu) et on se retrouve sur la route. D'aprés le bouquin, on doit continuer tout droit. Sauf qu'en continuant, on ne retrouve pas d'embranchement qui nous ramènerait à la nature sauvage et ça commence à devenir suspect.
Sirkis, c'est la championne du demandage de chemin. Si bien qu'au premier être humain en vue, elle se charge d'essayer de nous sortir du doute. Et même qu'elle a super raison, parce que l'être humain en question nous informe qu'à deux cent mètres de là on va atterrir sur l'autoroute. En clair, qu'on est complètement à l'opposé de là  où on devrait être. Merci Monsieur, on fait demi-tour. Paye ton kilomètre supplémentaire pour rien et trouve le petit chemin qui grimpe dans une forêt qu'on a même pas vue en passant devant. Il doit déjà être 17 heures, voire plus.

De retour dans la pampa, la joie est à son comble. C'est plein de boue,  on glisse, on se pète la goule partout, j'ai les jambes recouvertes de piqures d'orties, mais on se marre, il fait frais, ça sent bon la terre, on peut hurler à souhait sans qu'un voisin aigri ne vienne râler, on adore, on se régale. On ne se rend même pas compte qu'on marche. Qu'on a déjà huit bons kilomètres dans les jambes.






















Il doit être aux environs de 19 heures. Heure à laquelle on pensait qu'on serait déjà rentrées à Paris. Ou du moins dans le train.
Mais tu penses bien, on s'est tellement paumées et repaumées qu'au moment où on a fait un point sur le bouquin, on s'est rendu compte qu'on était à peine aux deux tiers de la promenade.
Sirkis, tu sais, ce qui est rassurant, c'est que le soleil se couche tard en ce moment. On aurait été en février, je dis pas, mais bon là, on va y arriver. Non?
Il nous reste trois étangs à contourner, puis un ou deux kilomètres jusqu'à la gare de Saint Quentin. J'crois que vers 21 heures, on sera à Paris. Si, on peut le faire.

Ca, c'est ce qu'on croyait. Le bouquin, il dit "après la sortie du bois, enjamber une petite barrière au premier virage et s'engager dans la forêt". On voit bien le virage, mais pas la barrière. On se dit, peut-être que le virage est super grand, peut-être même qu'ils entendent par "virage" l'enchainement de plusieurs petits virages. Donc on continue jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de virage. Juste une immense forêt et au loin, un étang.
Point de barrière.
Et Ô miracle. Un nouvel être humain, accompagné d'un caniche.
Le type, il nous a embrouillé pendant un quart d'heure parce qu'il était du coin et qu'il connaissait tous les chemins par coeur. Et ça nous a pas beaucoup aidé, parce que les "là vous allez à droite, puis à gauche puis vous longez le bord de l'étang puis vous tournez à gauche etc", quand il n'y a que de la boue et des arbres, c'est pas ce qu'il y a de mieux comme indications. Ca a commencé à me mettre sur les nerfs. Surtout quand le caniche jaloux et gueulard s'est frotté à mon mollet en feintant un jtepissedessus et qu'il a failli se manger un coup de ballerine boueuse. C'est vers ce moment-là aussi que j'ai commencé à sentir que mes jambes tiraient. Mal, un peu. Et la conjonctivite qui faisait son grand retour, l'air de rien. Pas loin de 20 heures, craquage de nerfs. Mais on reste calme, on va se sortir de là. Surtout que Sirkis, c'est la force tranquille, elle reste zen en toute circonstance, alors je vais essayer de faire pareil.

D'après le bouquin et les indications du Robinson Crusoé à caniche pourri, on est plus du tout sur la balade. Faut plus espérer le moindre balisage. Juste essayer de se la jouer Survivor et prier pour qu'une fois, une seule, nos sens de l'orientation respectifs s'unissent et décident de fonctionner correctement.
Allez, un petit coup de forêt supplémentaire, parce qu'on le vaut bien.
Et on essaie même d'y mettre le coeur.
" Ce petit chemin, qui sent la noisette ... Ce petit chemin, n'a ni queue ni tête" en choeur, pour se donner du courage.





Au coeur de la forêt, on essaie tant bien que mal de se souvenir de ce que nous a dit l'autre type.
D'ailleurs, on est persuadées d'avoir bien fait comme il a dit, jusque là.
Jusque là. Jusqu'à cette intersection dont il a légèrement oublié de nous parler monsieur je connais la forêt comme ma poche.
Où on va? A droite ou à gauche?
J'ai mal aux pieds. Arf, t'as faim toi. Moi je sens que la civilisation, elle est vers la droite, t'en dis quoi? Oui, il est 20h30, je sais.
Oh regarde, y a pas un gars là? Derrière les arbres là ! On dirait une propriété privée. Vas-y, demande toi.
C'est ainsi que Sirkis engage la conversation avec un bonhomme gentil mais un peu railleur (d'abord en voyant mes pompes mais ensuite en me disant "pourtant vous êtes pas blonde" après que je lui ai demandé de répéter ses indications). M'enfin, à cette heure-ci, tout était bon à prendre, moquerie ou pas moquerie.

- Alors, vous avez bien compris. Vous continuez sur le chemin boueux sur 300m, vous montez un talus et vous prenez à gauche. Ensuite vous continuez tout droit et vous rejoignez la route. Là, vous aurez un arrêt de bus pour aller à la gare.
- Oui, parfait, merci beaucoup monsieur, merci beaucoup.

300 mètres dans la boue, ok.
Talus monté, ok.
A gauche, ok.
Sauf que là, le chemin est interminable. Et on a comme l'impression de se replonger totalement dans la forêt lointaine.

- Dis, Sirkis, tu sais que Blair Witch, c'est un peu comme ça que ça a commencé hein.

Cinquante mètres plus loin.

- Bon, moi j'en ai marre. Tu sais quoi? Regarde là, l'espèce de clairière avec les arbres au fond, moi je dis, on fonce dans le tas, on oublie le chemin, et on verra bien ce qu'il y a derrière. Mais je suis sûre qu'on sera déjà plus prés de la route qu'ici.
- Ok !

Allez, à l'aventure les meufs.
Et c'est probablement la meilleure idée qu'on ait eue de la journée.
Parce que derrière les arbres, y avait quoi?

Y avait ça.



Merci petit Jésus.

Alors évidemment, pour être dans le caca jusqu'au bout, on ne sait absolument pas dans quelle ville on est, comment on en sort, comment on trouve un train un bus un carrosse une brouette bref un truc qui roule, mais on est plus à ça près.

Alors on avance tout droit, et je mettrais bien ça sur le compte de notre sens de l'orientation qui a fini par se développer, on tombe pile sur la route principale avec ... un arrêt de bus !
Je vous passe les détails de "le bus on le prend dans ce sens ou dans l'autre? merde il passe plus à cette heure-ci celui-là?".
On a finit par arriver à une gare.

Puis à Paris. A 22h00.
Complètement vannées.
Avec les yeux qui font mal.
Le courbatures qui font leur apparition.
La tronche de Marie la folle avec les cheveux en pagaille et la dégaine débraillée. Plus rien à foutre de l'image, depuis un paquet d'heures déjà.
Mais hilares en ressassant notre journée.

Enfin, les crises de rire, ça c'était dans le taxi.
Parce que dans l'état où on était, on a même pas eu le courage de prendre le métro.
Taxi ultra confort avec TV intégrée, banquette en cuir rembourrée, clim.
Deux mondes différents dans une même journée, héhé.

N'empêche que bon, on s'est farci largement 15 bornes ce jour-là, et que ça s'est super bien passé. Pour le corps, j'entends. Je ne regrette rien. J'ai tout revécu, de mes souvenirs d'enfance. Et je me suis prouvé à moi-même que je pouvais encore faire ce genre de choses, même avec beaucoup de poids en plus.
Y a, le soir, comme une satisfaction naturelle, comme si le corps avait reçu ce qu'il demandait.
Puis le lendemain, y avait un kilo de moins sur Monica.
What else?

Finalement, pas tant de courbatures que ça.
Echauffées pour Kho Lanta. Ou Pekin Express.
Paris Lanta Express, ça nous suffira.
Vaut mieux, parce qu'avec Sirkis, on a décidé d'aller randonner un dimanche par mois.
Mais la prochaine fois, on partira un peu plus tôt et on se fera greffer un GPS dans les pattes.



.
Billet extrait de l'ancien blog.

Par Mademoiselle Coco - Publié dans : Tranche de vie.
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