Vendredi 23 octobre 2009
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Je sens que je vais faire fuir tout le monde tellement ce dont je vais parler aujourd'hui est inintéressant. Mais faut que j'en parle, j'en bave trop, j'ai bon espoir que psychologiquement, au
moins, ça me soulagera.
Comme on l'aura tous remarqué, on a été livrés à la naissance avec une bouche pleine de gencives et de rien d'autre. Et franchement, plus de vingt après, quand on est dans mon cas, on se dit
qu'on serait bien resté au stade natal. Au moins niveau dentition.
Vers 6 mois, s'invitent dans nos bouches des petites choses blanches qui font le bonheur des oreilles de nos parents la nuit et nous font découvrir les premières douleurs, le temps que ça pousse.
C'est sympa, mais tu me diras, à quoi ça sert de vivre cet enfer si jeune quand tu sais que 6 ans plus tard, ça va tomber.
C'est sûr, y a le coup de la petite souris, ça détend et permet de prendre les choses comme un jeu. Mais j'ai envie de dire, c'est plutôt quand on en bave dans le berceau en hurlant à la mort que
les parents feraient bien de verser 100 balles sur le livret A pour nous encourager et féliciter de supporter chaque pousse. M'enfin bref. On le sait, la vie est mal foutue.
Mais pas autant que ma bouche.
Parce que pendant que tous les gamins de ma classe (de mes classes ... CP ... CE1 ... CE2 ... CM1 ... CM2) se vantaient le matin d'avoir trouvé 2 francs sous leur oreiller en échange d'une dent
tombée, pour moi, c'était des nèfles. Quedale. Quetchi. Nada.
Une totale virginité de la dent de lait qui se fait la malle.
C'est une fois que mes copains avaient rempli leurs cochons à ras-bord, que ma soeur de trois ans de moins aussi et que la petite dernière de cinq ans de moins commençait à farcir le sien, que ma
bouche a enfin décidé de se mettre au boulot.
La fegnasse.
Et oui, alors que tous arboraient des sourires parfaits, j'ai fait ma rentrée en 6ème avec une dentition trouée comme un gruyère, puisque les deux premières quenottes de lait ont rendu
l'âme pendant les grandes vacances. La super méga classe pour le début des années séduction et premiers baisers.
Puis je vais te dire, ma bouche, elle est à mon image.
D'une lenteur et d'une flemme incomparables.
Donc elle a pris son temps pour faire bouger les dents à trois mois d'écart, sans pour autant les faire tomber. On a donc forcément eu recours au fil sur la poignée de porte, à pas mal de
reprises.
Mais ça n'a pas eu que des inconvénients, ne nous mentons pas. En 4ème.
En plein cours de français. La main sur la bouche en sang. Après avoir tiré une dent branlante avec mes doigts. Maso mais maligne.
"Madameeeee, faut que j'aille à l'infirmerie, j'ai perdu une dent !!"
Eclats de rire de la part des autres, prof espantée, et voilà comment éviter un contrôle de grammaire.
Puis le cochon qui s'engraisse pile au début des années sorties entre copines en ville (piercing en cachette, premières clopes and cie), c'est pas de refus.
C'est pas comme si je vivais dans une famille où on avait de l'argent de poche. Enfin si. Mais pas moi. C'est une autre histoire, rappelez-moi de vous la raconter, que je me ridiculise jusqu'au
bout.
Mais au bout du compte, ça devient long.
Long d'attendre que tout tombe, de ne plus avoir de trous dans la bouche à deux ans du bac.
J'ai perdu ma dernière dent de lait à 20 ans.
Devant un groupe de "connaissances". Pas copains, pas amis, juste connaissances.
Qui se sont pris un fou rire après un instant de choc dont ils se souviendront toute leur vie.
La dernière définitive a poussé, gentiment mais sûrement.
Entre la première et celle-ci, évidemment, on m'a affublée vers l'âge de 14 ans, d'un appareil en fil de fer qui m'a obligée à manger de la purée de légumes-féculents-fruits-laitages pendant des
mois. Parce que forcément, vu que j'avais pas toutes les dents de devant, ça servait pas à grand chose de me poser des rails sur la façade. Donc on m'a posé des bagues sur l'arrière qui me
déchiraient l'intérieur des joues (et je crois que c'était un grand n'importe quoi étant donné que j'avais pas tout perdu derrière) avec un palais en métal à quelques millimètres de mon vrai
palais. Et une séance d'orthophonie en sus chaque mercredi pour apprendre à manger et parler malgré ce truc.
Un régal.
Au point que je passais mes pauses déjeuner au collège à tirer la chose avec une fourchette. Jusqu'à ce que je réussisse à me le virer de là, et que je ne me fasse gauler que plusieurs mois après
lors d'un rendez-vous chez l'orthodontiste, tellement je suis une comédienne trop forte.
Et tout à fait entre nous, bien qu'on me l'ait remis, je l'ai réenlevé, et mes dents sont complètement de traviole aujourd'hui. Ce qui ne me perturbe pas une seconde.
Tout ça pour dire, je suis à la bourre, niveau dents.
Je vous passe les détails de je me casse une molaire à la cantine en 1ère, je me fais soigner quatre ans plus tard parce que je pleure de douleur, tellement j'ai eu peur d'aller chez la dentiste,
les finalement vingt-sept séances en deux mois pour ranger cette bouche pleine de caries et de trous avant que je n'emménage à Paris, les remerciements de ma mère à sa mutuelle, et le drame
...
Si, le drame, je vais en parler. Même que c'était juste pour parler de ça que j'ai écrit ces vingt-cinq mille lignes au-dessus.
Les dents de sagesse.
Mon fléau buccal.
Ces tapeuses d'incruste qui poussent alors qu'il n'y a pas la place prévue pour elles.
La dentiste, elle avait dit "En général, elles sont là vers 18 ans".
Elle a dit ça le jour où elle m'en a vu une arriver, à 22 ans et demi.
Elle a dit aussi "Je vais te l'enlever parce qu'elle n'a pas assez de place pour rester là".
Ca, encore, c'était drôle. Si, vous savez, la bouche anesthésiée qui donne une impression d'être née sur Mars pendant quelques heures. Moi, ça m'a fait rire.
Elle a bien regardé, et elle a dit aussi "Tu en as bien trois autres qui poussent, mais très loin.Vers 25 ans, tu seras tranquille, tout aura poussé, il suffira de les enlever
aussi".
(Au passage, ma dernière soeur avait été opérée des siennes ... quatre ans auparavant).
Et si je suis là en train d'en parler aujourd'hui, c'est parce que mon ex-dentiste n'a certainement pas été à la même école que Madame Soleil.
Je vais avoir 27 ans dans deux mois, et j'en -pardonnez-moi la vulgarité, mais je n'ai que ce mot pour définir ma souffrance- chie grave de chez grave.
En cinq ans, faut pas croire, j'en ai pas deux qui sont sorties, pas trois.
Non, j'en ai une ... UNE ... une saloperie de dent de sagesse qui pousse, pousse, pousse et me défonce la mâchoire environ tous les six mois. Mais quand je dis qu'elle pousse, c'est pas en
taille, ou alors de quelques centièmes de millimètres. Non, elle pousse fort. Sur une échelle de force, je lui met 10. La con****.
Alors voilà, moi, la désespérée retardataire de la mâchoire, j'en bave sévère à ne pas pouvoir manger, ni trop parler (ça fait des vacances à certains), je me chope une fièvre passagère, et je me
mords la joue en permanence, comme si j'avais pas assez mal au fond.
Et ce moment si joyeux, je le vis ce soir. Depuis hier, d'ailleurs.
Vu que je commence à me demander quand ça cessera enfin, je me suis mise à faire quelques petites recherches quant aux dents de sagesse, dans l'espoir d'avoir un témoignage de fin heureuse.
J'ai appris plein de choses que j'aurai oubliées demain, bien que ce fut tout à fait intéressant.
Mais ce que j'ai retenu et qui ne quittera pas mon esprit, c'est qu'apparemment, tout le monde n'a pas de dent de sagesse un jour dans sa vie.
Je veux dire, certains n'en auront JAMAIS.
Mais jamais hein.
A ceux-là, pour conclure, je voudrais dire : je vous hais !!
Sur ce, je vais faire mon bain de bouche et éviter de pleurer en pensant que j'en ai encore deux qui vont toquer à la porte ces prochaines années.
PS : non mais franchement, sur le dessin, vous la voyez la place des dents de sagesse sur la gencive qui reste au fond? Y a pas une arnaque quelque part dans cette histoire naturelle?
Par Mademoiselle Coco
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Publié dans : Bon sang que ça m'énerve !
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moi les miennes ont commencées a pousser y'a 5 ans !!! en 2008 celle de gauche m'a fait l'honneur de sortir enfin après avoir fait une mini poussé tout les trimestes avec l'horeur qui va avec ... mais celle de droite n'as pas encore fini de sortir !!! ça me rend dingueeeee ;D
l'an dernier , j'ai même demandé au dentiste si c'est parce que elle a pas de place qu'elle me fait la misere encore ... mais non, madame a bien sa place mais fait la flemmarde
donc on va dire que une fois tous les 4/5 mois, elle fait une ridicule poussée que je vois a peine mais que je sens bien, surtout que a chaque fois ça dure 2/3 jous et que j'ai un enorme ganglion qui fait bien mal en dessous de la machoire !!! youpii
donc ... je vais bientot avoir 29 ans et je ne sais tjs pas
quand elle sera definitivement sortie la s@@@@perie lol
donc je te soutiens moralement pour ces epreuves et comme toi je hais ceux qui n'en auront jamais lol ( merde! nous aussi on aurait eu le droit de participer a l'evolution de l'espèce !! lol)
en plus une fois qu'elle sont installées pour aller les laver c'est a bebel oued ! j'ai du opté pour une brosse a dent pour enfants pour les atteindres!! piouf!
bref: courage :D
Enfin , j'étais venue sur ton blog juste pour avoir l'adresse où envoyer mes petits lainages.
Courage, mon médecin me répète chaque mois que les douleurs n'ont jamais fait mourir , et que quand on souffre c'est qu'on est toujours vivant.
Et ton médecin a tout à fait raison ! Honnêtement, la douleur de la dent de sagesse comparée à celle des crises de spasmophilie, c'est du pipi de chat.
Alors là, je râle juste pour le fait de râler, parce que je suis une vraie râleuse, j'ai besoin de ça lol.
J'espère que les vengeances de la nature sur le reste de l'anatomie se sont apaisées et que tout va bien.
Très belle journée à toi.
Désolé de pas t'avoir répondu à ton com sur mon post mais j'ai fait un article après pour expliquer ma longue absence. Mais même si je ne postais pas, je lisais tes articles quand même... Et y'a pleins d'articles où je me disais qu'il fallait que je réagisse...
Pour les dents de sagesse, on me les a opérés en anesthésie générale ( les 4 en même temps ) avant qu'elles ne sortent donc j'ai pas trop souffert.
Par contre, je vais en faire râler plus d'un. Je n'ai pas souffert après l'intervention et dégonflé en 2 jours ! Pas mal ni tête de hamster !
Mais j'ai fait des infections 1 semaine, 1 mois, 6 mois et 1 an, toujours les dimanches ou jours fériés... Ca c'était le côté moins sympa. Ma gencive ne s'était pas recollé sur les autres dents et la nourriture se glissait entre. Beurk.
Voilà la miss !
Bisous et courage pour tes dents !
Ouille, j'ai lu ton blog, j'espère que les problèmes de santé se sont bien réglés. Hein???
Pour tes édudes, t'es sacrément courageuse, et je suis sûre que tu vas assurer malgré les aléas de l'année. Courage pour ton mémoire.
PS : euh bouark pour la gencive, ça va mieux depuis?
Bisous pouffette, have a good night !
Ca recommencera dans quelques mois ;)
Merci pour la compassion !!
Ah non ? ça marche pas comme ça ?
Bisous ma belle
Un peu plus sage ;)
Gros bisous et merci pour le colis !!!
Tu diras bon courage à ta fille et son appareil, je compatis sincèrement (arghhhhh).
Bises !